6 erreurs les plus fréquentes du carreleur

La pose d’un carrelage doit être esthétique et durable. Le professionnalisme et l’exactitude sont de mise à chaque étape du travail. La pratique montre cependant que les carreleurs commettent des erreurs. Une partie d’entre elles résultent d’un manque de connaissances et d’expérience, une autre de la précipitation et du non-respect des règles de l’art. Quelles sont donc les erreurs les plus souvent commises dans la pose du carrelage ?

Erreur n°1 – mauvaise préparation du support

Une préparation incorrecte et trop hâtive du support sous le carrelage est l’erreur la plus courante des carreleurs. Il faut tout d’abord nettoyer minutieusement le support pour éliminer tout ce qui pourrait réduire l’adhérence du mortier-colle à venir, par exemple la poussière (le mieux est d’utiliser un aspirateur), de la chaux, de la graisse, des restes d’ancienne colle (dans le cas d’une rénovation). Le support sous le carrelage doit également être stable, c’est pourquoi il convient d’enlever parfaitement (buriner) les anciennes couches moins adhérentes, friables et qui s’écaillent. S’il y a des manques dans le support, il faudra les ragréer. Les plâtres et chapes de béton doivent être liés et suffisamment âgés (plus de 3 mois pour le béton, au moins 28 jours pour les dallages et les plâtres). Il est recommandé d’avoir un support d’humidité inférieure ou égale à 4 %. Le support bien nettoyé doit recevoir une résine d’impression qui augmente l’adhérence de la colle et équilibre la capacité d’absorption du support tout en le renforçant. Un support instable, mal nettoyé et sans impression peut entrainer après un certain temps le décollement ou la cassure de carreaux.

Erreur n° 2 – préparation approximative du mortier-colle

Sur les étiquettes des mortiers-colles sont fournies les proportions exactes d’eau et de mélange sec à utiliser pour le mortier. Ces instructions doivent être respectées scrupuleusement – il y a parfois des carreleurs qui le font en toute hâte, « à vue de nez » ou qui négligent certaines étapes de la préparation du mortier. Une trop grande quantité d’eau dans le mélange dégrade ses propriétés – le temps de prise du mortier s’accroit, l’adhérence est réduite. Il convient de mélanger soigneusement le mortier, mécaniquement ou à la main. Il faut ensuite attendre un moment (en général, 5 minutes suffisent) puis le mélanger à nouveau.

Erreur n° 3 – application incorrecte ou insuffisante du mortier-colle

Il est recommandé de coller les carreaux (même de grès) par la méthode dite combinée – appliquer de la colle à la fois sur le support (sur une surface de 1 m² maximum) et l’envers des carreaux. On applique suffisamment de colle pour qu’une pression sur les carreaux la fasse déborder par les côtés – ceci élimine tout risque de laisser un vide sous un carreau (avant que le mortier ne sèche, on grattera les excès de colle au niveau des interstices entre les carreaux). Une erreur que font certains carreleurs est d’appliquer une couche de colle trop fine ou de n’en mettre qu’à l’endroit où le carreau sera tassé (une couche trop épaisse n’est pas recommandée non plus). Lors de la pose d’un carrelage mural, cette faute n’aura peut-être pas de conséquence, mais au sol, notamment dans les salles de bain, sur les terrasses et les balcons, si de l’eau s’infiltre dans les espaces vides sous les carreaux, ils éclateront et se détacheront. Sachez également qu’il ne faut pas mouiller les carreaux avant de les coller – c’était une ancienne méthode mais pour la pose de carreaux avec des mortiers modernes, ce geste est devenu inutile.

Erreur n° 4 – mauvaise planification de l’assemblage des carreaux

Avant de commencer à coller les carreaux sur le support, il convient de préparer un plan de pose exact sur la surface concernée et de prendre des mesures. Ainsi, il sera possible de corriger d’éventuelles erreurs (sans perdre de matériel), de mettre au point une finition esthétique (prévoir que les carreaux découpés soient posés dans les lieux les moins visibles). Rappelons également le rôle essentiel du niveau à bulle, qui permet de mesurer parfaitement la verticalité et l’horizontalité.

Erreur n° 5 – jointoiement trop rapide

Avant de commencer le joint, la colle doit avoir totalement séché. En général, l’emballage de la colle indique la vitesse de séchage et à quel moment on peut procéder au jointoiement. Il existe sur le marché des colles à prise rapide dont le temps de séchage est de 3 heures, mais la plupart des colles sèchent en 12 heures ou plus (cela dépend également de l’épaisseur de la couche de colle, de la température ambiante et de l’humidité). Si la colle n’est pas totalement sèche, des variations de couleur peuvent apparaitre sur les joints (en particuliers s’ils sont clairs). Pour être sûr que la colle est bien sèche, mieux vaut attendre 2 ou 3 jours avant de commencer le jointoiement des carreaux.

Erreur n° 6 – négliger la dilatation

Les interstices de dilatation compensent le phénomène d’expansion thermique du carrelage. Ils sont nécessaires aux points de rencontre entre les surfaces murales et de sol, aux jonctions de supports ou de dallages constitués de matériaux différents, sur les surfaces importantes et en présence d’un chauffage de sol. L’absence d’espaces de dilatation en ces endroits ou leur mauvaise réalisation peut provoquer la cassure de la construction ou des carreaux eux-mêmes ou encore leur décollement.


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